Des premières méthodes de transfert de risques sont signalées chez les
Babyloniens, dès le
IIe millénaire av. J.-C. avec le
prêt à la grosse aventure. Le système développé est repris dans le
code d'Hammourabi. Si un marchand effectue un prêt pour effectuer un transport, il paye une somme supplémentaire au préteur. Le prêt n'a pas à être remboursé si la marchandise est volée ou si le navire a coulé.
Mille ans plus tard, les habitants de
Rhodes inventent la mutualisation. Les marchands dont les biens arrivent à destination remboursent ceux dont les biens ont été détruits lors d'une tempête. Au ive siècle av. J.-C., les marchands grecs utilisent le
prêt à la grosse aventure, au titre duquel la cargaison d'un navire est financée par un tiers ; si le navire revient à bon port, le prêt est remboursé avec un intérêt qui peut dépasser le
taux d'usure ; sinon, le prêt est perdu, les taux peuvent aller jusqu'à 50% de la valeur des marchandises.
Les Grecs et les Romains introduisent l'assurance santé et l'assurance vie. Les guildes du Moyen Âge remplissent un rôle similaire, en participant aux frais d'obsèques de leurs membres décédés.
L'assurance se complexifie en Europe après la
Renaissance.